Pendant le temps du carême, la pastorale des jeunes et des vocations organise la Messe de l’aurore. Elle aura lieu tous les mercredis matin à 7h00 à l’église Saint Joseph à Chambéry (171, rue Nicolas Parent). Elle sera suivie d’un petit-déjeuner partagé.
Proposition : Une semaine de Jeûne à St Jo !

« L’homme ne vit pas seulement de pain
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Luc 4, 1-2.4)
Et nous allons le vivre en « petite communauté »
à travers le jeûne à l’exemple de la première Église :
« Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit « Réservez-moi donc Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les destine. » (Actes 13, 2)
La paroisse st François de Sales, en lien avec la pastorale des jeunes du diocèse, propose une semaine de jeûne et de prière du lundi 31 mars au samedi 5 avril 2025 :
Quelle est la proposition ?
Proposer durant le temps du carême un geste de jeûne associé à la prière et au partage chaque jour, pendant une semaine.
L’important est de vivre ce temps dans une dimension paroissiale, bien qu’il est également possible de participer seulement aux temps de prière les matins à 7h, ou de jeûner différemment : dans ce cas ni l’inscription, ni la participation financière ne sont nécessaires.
Le temps du carême avant Pâques, a pour ambition de convertir notre cœur et cela implique de convertir notre corps !
Celui qui jeûne (le jeûneur) se met en situation de fragilité, de dépendance ; et il se rappelle que tout ce qu’il reçoit vient de Dieu, et que « Dieu seul suffit ». Cela lui permet donc de se dégager de toutes sortes de situations de dépendance dans la société et sentir qu’elles ne se sont pas essentielles.
En jeûnant, notre cœur s’ouvre à Dieu dans notre intimité et nous permet de voir Dieu dans notre prochain ; il y a donc un appel au partage durant cette semaine de jeûne (proposition de partager un temps fraternel après l’office de 7h et pourquoi pas de débuter ensemble notre jeûne journalier au pain et à la tisane).
En jeûnant, nous suivons les pas de Jésus qui a lui-même jeûné et prié Dieu le Père pendant 40 jours dans le désert ; il nous a invité à faire de même lorsqu’il a quitté ses apôtres pour rejoindre son Père.
En jeûnant, nous témoignons donc de cette acceptation de l’absence de Jésus et de notre attente du Christ.
==> Fruits et grâces garanties d’une semaine de jeûne => Paix, justice et joie dans l’Esprit Saint et disponibilité du cœur !!
Concrètement :
Du lundi 31 mars au samedi 5 avril 2025 : RDV à 7h à l’église St Joseph, rue Nicolas Parent, pour un temps de prière (laudes, oraison, adoration en silence ou messe à la bougie le mercredi) et distribution du pain pour la journée ; suivi d’un temps fraternel pour partager une tisane et du pain avant la journée de travail.
La quantité de pain donnée est de 400g. Elle assure un apport énergétique suffisant à notre corps pour une journée. Il nous faudra beaucoup boire - plus que sa soif -, par exemple des tisanes ou un peu sucré, et veiller à ne pas exagérer les conduites sportives durant ces jours : pas de footing donc mais plutôt de la marche ! Par ailleurs n’hésitez pas à adapter avec intelligence le jeûne si vous sentez que le transit est difficile, une pomme par exemple peut vous y aider.
Il est conseillé d’entrer petit à petit dans le jeûne en commençant à limiter votre nourriture les jours précédents (diminuer sucre, viandes, laitages, etc, et favoriser les fruits et les légumes).
-> Inscriptions avant le 26 mars -> https://forms.gle/cxCJdtnL9AZ8DY9F7
Une participation financière est demandée : libre (chèque à l’ordre de Paroisse St François de Sales ou en espèce).
A titre indicatif, les pains complets et aux céréales (400 g) sont faits par Boulangerie Gambetta - L’Épi Curieux ; à 2 euros.
-> Donc 15 euros pour les 6 pains de la semaine.
Contact : Anne-Claire Claret : 06 42 51 54 56
Pourquoi jeûner en Carême ?
« De nos jours, la pratique du jeûne semble avoir perdu un peu de sa valeur spirituelle et, dans une culture marquée par la recherche du bien-être matériel, elle a plutôt pris la valeur d’une pratique thérapeutique pour le soin du corps. Le jeûne est sans nul doute utile au bien-être physique, mais pour les croyants il est en premier lieu une thérapie pour soigner tout ce qui les empêche de se conformer à la volonté de Dieu. Dans une constitution apostolique de 1966, Paul VI reconnaissait la nécessité de remettre le jeûne dans le contexte de l’appel de tout chrétien à ne plus vivre pour soi-même, mais pour celui qui l’a aimé et s’est donné pour lui, et aussi à vivre pour ses frères. Ce carême pourrait être l’occasion de reprendre les normes contenues dans cette constitution apostolique, et de remettre en valeur la signification authentique et permanente de l’antique pratique pénitentielle, capable de nous aider à mortifier notre égoïsme et à ouvrir nos cœurs à l’amour de Dieu et du prochain, premier et suprême commandement de la Loi nouvelle, et résumé de tout l’Évangile.
En même temps, le jeûne nous aide à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères (…) En choisissant librement de se priver de quelque chose pour aider les autres, nous montrons de manière concrète que le prochain en difficulté ne nous est pas étranger. C’est précisément pour maintenir vivante cette attitude d’accueil et d’attention à l’égard de nos frères que j’encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeûne personnel et communautaire, en cultivant aussi l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et l’aumône. »
Benoît XVI, message pour le Carême 2009