Jonas adapté pour les plus petits

Une proposition pour les plus jeunes de 3 à 7 ans à partir du récit de Jonas. C’est se rendre compte que le prophète est humain. Dieu ne l’oublie pas et ne l’abandonne pas. 

Quand la baleine nous raconte Jonas

Je suis un très gros animal qui vit dans la mer. Et j’ai beau être gros, je ne mange pas beaucoup. Juste de tous petits poissons et des débris qui flottent dans l’eau. Parfois, comme j’ai une grande bouche, il y a de plus gros poissons qui y entrent, mais ça me rend malade. Alors je les recrache. Et justement là, il vient de m’en arriver une bien bonne.
Il y avait eu une grosse tempête. Ça secoue surtout la surface de la mer mais ça mélange un peu ma nourriture. Malheureusement, quand il y a des tempêtes, il y a aussi des bateaux qui coulent et des marins qui se noient. Justement, aujourd’hui, j’ai vu un homme passer devant moi, et comme j’avançais vite, je l’ai avalé ! Mais c’est aussi embêtant pour moi que pour lui, je risque de m’étouffer !
il s’est retrouvé dans mon estomac. Et alors je l’ai entendu ! « Pardon, je ne l’ai pas fait exprès ! »
Ça, je m’en doutais. Mais moi, j’avais mal à l’estomac, comment voulez-vous digérer un monstre comme ça !
Je lui ai quand même répondu « Tu es tombé d’un bateau ? ». Il avait l’air gêné, il n’a pas répondu tout de suite, puis il a dit « pas tombé… » Alors il m’a raconté son histoire.
Dieu l’avait envoyé dans une grande ville que je ne connais pas. Mais il a eu peur d’y aller. Il s’est enfui, il a pris un bateau, mais il y a eu une grande tempête. Il a pensé que Dieu voulait le punir et il a dit aux marins de le jeter à la mer. Et la tempête s’est arrêtée. Mais lui a failli se noyer juste au moment où je l’ai avalé. - Tu as eu de la chance ! ai-je dit.

- Si l’on peut dire !

- Tu es vivant. Ça veut dire que Dieu a encore besoin de toi.

- Vivant, mais ici, pour combien de temps !

- Ça va s’arranger. Tu es trop gros pour que je te digère, je vais te ramener au rivage.
Il est resté silencieux et j’aimais autant ça, parce que moi, j’avais mal au ventre. Comme toi, quand tu as trop mangé.
Et puis je l’ai entendu qui parlait à Dieu pour lui dire qu’il avait compris sa bêtise :
Ô Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ! Mais dans mon malheur, je suis sûr que tu m’entends.
Je suis ballotté au milieu des flots, des vagues, de la mer qui m’a englouti.
Je voulais me cacher, maintenant ne m’oublie pas puisque plus personne ne peut me voir…
Je voudrais revenir chez moi, revoir ta ville, ton temple, te prier sans peur !
J’ai l’impression de tomber dans un trou sans fond, entouré par les poissons et les algues.
J’ai l’impression que je vais arriver au fond de la mer, au pied des montagnes et des îles.
Je suis mort de peur, mais je suis sûr que tu me sauveras.
J’ai confiance en toi, je suis sûr que tu entends ma prière.
Je suis sûr que tu me feras ressortir de ce malheur !
Et je chanterai pour toi dans la fête et la joie !
Ça a duré trois jours. Pour moi aussi, c’était la fête et la joie quand nous avons atteint le rivage et que j’ai enfin pu le recracher ! Il avait l’air tout bête sur la plage et moi j’étais libérée d’un gros poids sur l’estomac. Il m’a dit « merci » et j’ai tout de suite replongé… Je ne sais pas ce qu’il est devenu, mais je suis bien contente que Dieu se soit servi de moi pour le remettre sur le bon chemin.

Je suis un très gros animal qui vit dans la mer. Et j’ai beau être gros, je ne mange pas beaucoup. Juste de tout petits poissons et des débris qui flottent dans l’eau. Parfois, comme j’ai une grande bouche, il y a de plus gros poissons qui y entrent, mais ça me rend malade. Alors je les recrache. Et justement là, il vient de m’en arriver une bien bonne.
Il y avait eu une grosse tempête. Ça secoue surtout la surface de la mer mais ça mélange un peu ma nourriture. Malheureusement, quand il y a des tempêtes, il y a aussi des bateaux qui coulent et des marins qui se noient. Justement, aujourd’hui, j’ai vu un homme passer devant moi, et comme j’avançais vite, je l’ai avalé ! Mais c’est aussi embêtant pour moi que pour lui, je risque de m’étouffer !
il s’est retrouvé dans mon estomac. Et alors je l’ai entendu ! « Pardon, je ne l’ai pas fait exprès ! »
Ça, je m’en doutais. Mais moi, j’avais mal à l’estomac, comment voulez-vous digérer un monstre comme ça !
Je lui ai quand même répondu « Tu es tombé d’un bateau ? ». Il avait l’air gêné, il n’a pas répondu tout de suite, puis il a dit « pas tombé… » Alors il m’a raconté son histoire.
Dieu l’avait envoyé dans une grande ville que je ne connais pas. Mais il a eu peur d’y aller. Il s’est enfui, il a pris un bateau, mais il y a eu une grande tempête. Il a pensé que Dieu voulait le punir et il a dit aux marins de le jeter à la mer. Et la tempête s’est arrêtée. Mais lui a failli se noyer juste au moment où je l’ai avalé. - Tu as eu de la chance ! ai-je dit.

- Si l’on peut dire !

- Tu es vivant. Ça veut dire que Dieu a encore besoin de toi.

- Vivant, mais ici, pour combien de temps !

- Ça va s’arranger. Tu es trop gros pour que je te digère, je vais te ramener au rivage.
Il est resté silencieux et j’aimais autant ça, parce que moi, j’avais mal au ventre. Comme toi, quand tu as trop mangé.
Et puis je l’ai entendu qui parlait à Dieu pour lui dire qu’il avait compris sa bêtise :
Ô Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ! Mais dans mon malheur, je suis sûr que tu m’entends.
Je suis ballotté au milieu des flots, des vagues, de la mer qui m’a englouti.
Je voulais me cacher, maintenant ne m’oublie pas puisque plus personne ne peut me voir…
Je voudrais revenir chez moi, revoir ta ville, ton temple, te prier sans peur !
J’ai l’impression de tomber dans un trou sans fond, entouré par les poissons et les algues.
J’ai l’impression que je vais arriver au fond de la mer, au pied des montagnes et des îles.
Je suis mort de peur, mais je suis sûr que tu me sauveras.
J’ai confiance en toi, je suis sûr que tu entends ma prière.
Je suis sûr que tu me feras ressortir de ce malheur !
Et je chanterai pour toi dans la fête et la joie !
Ça a duré trois jours. Pour moi aussi, c’était la fête et la joie quand nous avons atteint le rivage et que j’ai enfin pu le recracher ! Il avait l’air tout bête sur la plage et moi j’étais libérée d’un gros poids sur l’estomac. Il m’a dit « merci » et j’ai tout de suite replongé… Je ne sais pas ce qu’il est devenu, mais je suis bien contente que Dieu se soit servi de moi pour le remettre sur le bon chemin.

18 mars 2020, mis à jour le 19 mars 2020